Commencement

Commencement
Bienvenue ici n_n
Peut-être apprécierez-vous une nouvelle chose que j'aime faire : prendre des photos, de jolies photos et écrire. Bref, je fais ça pour m'amuser, je cherche pas la perfection de tel ou telle chose. Aimer ou pas, c'est votre avis. Toutes les photos/textes sont placés dans l'ordre chronologique de leur prise/écriture. Les textes n'ont pas été écris en fonction des photos et les photos n'ont pas été prises en fonction des textes. C'est juste histoire d'allier les deux, en un même endroit. Peut-être cela vous plaira-t-il, ou pas.
Les textes auront été écrits dans des moments d'ennuis, ou de simples envies d'exprimer ses pensées. Les photos ont été prises avec certaines idées, et des moments intéressants et beaux. En espérant que mes 'créations' vous plaisent,
Bonne visite ici...

# Posté le dimanche 29 juin 2008 13:04

Modifié le dimanche 29 juin 2008 14:04

Cette main, tendue vers sa mort ?

Cette main, tendue vers sa mort ?
Besoin d'écrire. Pour par grand chose naturellement. Pour le fait d'imprimer son écriture sur du papier, vierge de toutes pensées. La seule personne aillant une vraie personnalité et de superbes qualités spirituelles à St Dié n'est pas là, à mon plus grand regret. Alors, je suis dans cette salle de perm' aux murs verts hideux, avec de la musique dans la tête.
Tu fais quoi Noémie ?
J'écris
Pourquoi ?
J'en ai envie.
Au moins, c'est clair et précis, je veux écrire. Pour une fois que j'ai envie de quelque chose, hein ! Non, à vrai dire, j'ai envie de voir pleins de monde : à Metz, à Entraigues sur la Sogne, même à St Dié... En Suisse, pourquoi aussi, mais l'envie n'y est pas aussi forte. D'abord, c'est quoi l'envie ? Hein ? Une simple désir ? Une passion ardente pour quelqu'un ? Ou encore, un simple mot dont personne ne connait vraiment la signification... Je penche pour la troisième possibilité. Tout le monde ce mot sans vraiment le comprendre et le penser. Comme avec la plupart des mots d'ailleurs. Si on comprenait au moins le sens de ce qu'on disait, on dirait moins de conneries... Mais bon, l'Humain en est rempli : de conneries.
Je vois Adeline à mes côtés, sa tête entre les bras, une écouteur pendu à son oreille dont le fil joue avec sa boucle d'oreille. Derrière elle, Maëlle, le bras gauche soutenant sa tête comme pour la forcer à rester attentive à ce qu'elle lit. Ses cheveux son dégagés derrière son oreille droite, tandis qu'un rideau capillaire tombe et se balance en fonction de ses mouvements. Elle se ronge un doigt de la main droite. Une question la taraude : à quoi sert-il de réviser quand on est certain de se planter royalement ? Elle s'inquiète pour la suite. Son regard est rivé sur sa feuille. Si elle détourne les yeux, son attention déviera aussi, il faut garder la tête droite. Elle range ses affaires : il doit être presque l'heure. Un bref échange de paroles se crée entre mes deux camarades. Adeline range ses affaires avec minutie dans son sac. Elle me regarde étonnée quand me demande ce que j'écris. Je lui réponds que je les décris.
Je dois à mon tour ranger mes affaires pour partir en direction de l'ascenseur, situé à l'autre bout de mon lycée.


# Posté le dimanche 29 juin 2008 13:20

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 14:18

Prison avec vue x)

Prison avec vue x)
La plupart écrivent. Je n'en fais pas partie. Enfin, pas directement. Je n'écris pas pour les mêmes intentions, je pense. Ils continuent leu devoir. Moi je l'ai loupé il y a au moins une demi heure. Plus rien ne me vient à part ces 'GAME OVER' que j'inscris sur ma calculatrice. Sympathique n'est-ce pas ? Je crois le regard d'un garçon à deux rangées sur la gauche de moi. Il joue avec son effaceur. Il s'ennuyer sans doute, à manipuler ainsi cet objet de retour en arrière. L'effaceur, depuis sa création, aura sans doute effacé les plus énormes conneries que la Terre a portées. Mais aussi les petits dessins faits au coin des feuilles de cours, dont la médiocrité nous fait toujours sourire. Petit bruit de remise en place. Quelqu'un s'installe sur sa chaise plus convenablement. Celle-ci se plaint. Elle n'a fait que porter des lycéens toute sa vie, elle devient vieille et fatiguée. Et on ne peut pas dire que l'Homme lui ait donné un rôle bien intéressant, elle permet de reposer les fesses ou les pieds des gens. Une fille à ma droite mord son stylo en lisant son sujet puis écrit précipitamment sur sa copie, sans doute par peur d'oublier le renseignement qui a ressurgi dans sa mémoire en relisant pour la cinquième fois la question posée.
Il y a le prénom 'Cyril' gravé sur ma table, ainsi que 'Julien'. Des lycéennes rêvant à leur fantasme pendant un examen sans doute. Plusieurs Cyril et Julien ont dut s'asseoir à cette table du dernier rang. Ils ont tous du se demander qui a pu écrire leur prénom sur cette table. Cette table bringuebalant et qu'on doit toujours remettre en place après l'avoir fait pencher à nouveau : un équilibre bien incertain. Une fille, quatre rangs plus hauts que moi, remet ses feuilles en place. Organisation ! Ce garçon aux cheveux gelés fait tombé sa feuille, en jurant. Une autre au pull blanc ne s'arrête plus de bouger les jambes. Manque-t-il de quelque chose ? A-t-il envie de quelque chose ? Une 'Rey Mysterio' apparait devant moi dès que je lève le regard. Ce nom, si peu inspiré, m'ennuie. Aucune imagination. Aucune fantaisie. Rien. Une grand rien.
Le même rien que sur mes copies d'ailleurs. Simplement des chiffres pour nommer les questions et quelques mots ça et là quand ça me passe par la tête. Il reste 25 minutes. Je n'ai plus de place, ni d'envie.
C'est mon destin ^^

# Posté le lundi 30 juin 2008 12:49

Flotte florale

Flotte florale
Désir d'écrire. Désir décrire. Différence partielle. Différence par ciel. Grand vide. Grande vie. J'aime ce genre de groupe de mots. Une fille observe, pensive, la vie devant elle. Elle plonge ses mains dans les profondeurs de ses poches et en ressort un portable. Aucune forme d'originalité. Si elle avait sorti... un éventail ? Cela aurait été plus surprenant et intéressant. Un groupe de trois jeunes hommes se mettant près de moi, dans l'escalier menant à la Physique. Leur amusement est de laisser claquer leur bulle de chewing-gum. Bryan, cet idiot, me demande 'où on est'. On est dans un bâtiment de Jules Ferry. Je ne suis pas sûre que cette réponse le satisfasse. Tant pis, il faudra qu'il s'en contente.



J'ai été coupé par l'arrivée d'Adeline. J'ai peur quand on me lit et quand je suis juste à côté alors j'ai rangé précipitamment. Je lui ai fait lire ce que j'ai écrit dans la salle du devoir commun, Fricot. Elle m'a dit "je kiff comment t'écris". Je prends ça, venant d'elle, comme un compliment. Discutant avec elle hier, j'ai trouvé qu'elle avait une jolie façon de penser. C'est bien la seule dans la classe. Du deuxième rang, je vois ses cheveux tirés en arrière par une pince assortie à ses oreillettes. Mon regard se perd sur les chaussures aux alentours : des Catterpillar bleues et beiges pour le prof, des Puma à semelles remontantes au talon pour Gwendoline, des Adidas gigotantes à Thibaut, des ballerines à boucles pour Elodie, des Globe à têtes de mort pour Elodie bis. Les chaussures sont les premières choses que je regarde chez quelqu'un. C'est pour ça que je prends soin des miennes. Ma feuille d'activité tombe, flotte, vole et s'appuie délicatement sur le sol, après de jolies balancements. Je vois des têtes se retourner dans ma direction. Un léger soupir accompagne mon ramassage de feuille.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 05:24

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 12:14

Désaltération colorée

Désaltération colorée
Je suis encore en avance pour attendre les cours. Il y a Sebastian de présent, comme à son habitude. Je crois n'avoir jamais discuté avec lui. Il sort du quotidien et de ses personnes communes. L'originalié en lui ne manque pas mais trop, ça laisse perplexe. Il m'interpelle. Ca doit être difficile : changement de pays, de langue, d'amis (?), de ville... Tout ça, pouf ! Pu rien. La sonnerie retentit. Je dois m'arrêter, à mon plus grand regret. Le prof de Physique m'a pris ma précédente feuille. J'aimais ce que j'avais écrit en plus. Tant pis, espérons qu'il lise avant de la jeter. Peut-être aura-t-il une autre vision de moi.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 09:59

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 14:38